Espérance et vie: Mouvement chrétien pour les premières années du veuvage. 

Une équipe de parole se met en place avec des personnes qui ont vécu la même chose que vous, pour accueillir, s’écouter et redonner l’espérance. ICI

Obsèques 

  La disparition d'un proche est pour une famille un moment difficile de l'existence . Elle est perçue comme un déchirement et suscite souvent bien des problèmes. Nous sommes désemparés et parfois révoltés devant la mort, surtout dès qu'elle s'accompagne de grandes souffrances ou qu'elle atteint des jeunes. Elle est considérée comme injuste, voire scandaleuse. Et nous nous posons parfois des questions sur le sens de notre propre vie et sur Dieu... C'est alors qu'il faut organiser les obsèques !

 Les démarches: 
La famille doit d'abord s'adresser aux Pompes funèbres. Ce sont elles qui contactent la paroisse. Elles fixent, en accord avec la famille et la paroisse, le jour et l’heure de la cérémonie.

La famille rencontre ensuite le prêtre et  prépare avec lui la cérémonie.

 La préparation de la cérémonie:

On aborde les points suivants:
♦la personnalité du défunt et les circonstances de son décès.
♦le sens que l'on veut donner à la cérémonie en tenant compte de l'assemblée.
♦le choix des textes. 
♦les intentions de prière pour la prière universelle.
♦les chants et la musique.
♦la participation des proches (lecture des textes, rite de la lumière)
♦éventuellement un témoignage sur le défunt. 
♦beaucoup de familles souhaitent personnaliser la cérémonie, par exemple ils lisent un poème ou un texte qui était cher au défunt ou ils se recueillent en écoutant un morceau de musique qu'il aimait 

La cérémonie religieuse.

La cérémonie religieuse pour les obsèques est parfois demandée par des personnes qui affirment leur distance par rapport à la foi, mais soucieuses de respecter la volonté de leur défunt. Il faut "passer par l'église". D'autres souhaitent entendre exprimer une signification de l'existence humaine d'une manière inspirée par la foi chrétienne. Des chrétiens convaincus veulent accueillir dans la foi et l'espérance l'événement de la mort et du deuil qu'elle entraîne. Actuellement en France, pour 80 % des décès il y a des obsèques religieuses. On attend de l'Église qu'elle donne un sens à l'événement de la mort, qu'elle dise une parole sur le défunt, qu'elle pose des gestes qui l'honorent, qu'elle propose une parole d'espérance et qu'elle accompagne dans leur désarroi les personnes confrontées au deuil. 

♦Elle a pour but de rendre honneur au défunt et de prier pour lui. Elle exprime la dignité de l'homme au moment de sa mort.
♦Elle est l’occasion du rassemblement de la famille et des amis du défunt, parfois de retrouvailles et même de réconciliation..
♦Elle nous aide à commencer le deuil en ranimant notre espérance.
♦Elle est un moment favorable pour réfléchir au sens de notre vie et à la destinée humaine. Elle nous invite au recueillement et à la prière et nous apporte un témoignage de foi.
♦Elle fait parfois découvrir à des gens qui participent rarement à une cérémonie religieuse un visage de l'Église différent des idées préconçues. 

La célébration sans prêtre.

Depuis quelques années des personnes laïques se préparent à célébrer des obsèques sans la présence du prêtre. Ceci est la conséquence du manque de prêtre mais  surtout du rétablitessement de la fonction inhérente à chaque baptisé : retrouver sa place dans le fonctionnement de l'Eglise. Les membres des équipes funérailles interviennent  comme des membres de la communauté chrétienne, mandatés par elle pour ce service. Elles suivent des formations où s'abordent les aspects liturgiques et théologiques.  

La célébration est confiée à deux personnes qui rencontrent les familles et préparent avec elles la célébration (voir plus haut préparation de la cérémonie). Beaucoup de familles en deuil pensent que la célébration de l’enterrement de leur proche faite sans prêtre aurait moins de valeur faite par un laïc.Cela voudrait dire que la parole du prêtre à plus de poid que celle des laïcs.  Ce n’est pas juste. Le témoignage du laïc n’est pas de moindre importance car il est  envoyé en mission pour ce service d’Eglise par son curé. Dans son Exhortation Apostolique Les fidèles laïcs, Jean-Paul II écrit : "La mission salvifique de l’Eglise dans le monde est réalisée non seulement par les ministres qui ont reçu le sacrement de l’ordre, mais aussi par tous les fidèles laïcs : ceux-ci en vertu de leur condition de baptisés et de leur vocation spécifique participent dans la mesure propre à chacun, à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ." 

 Attention ! Attendu que ce sont des "célébrations" menée par des laïcs, il ne peut pas y avoir d'Eucharistie.

Il est nécessaire de clarifier le langage  : Seul un ministre ordonné préside une célébration. car il a reçu la charge de présider "au nom du Christ". Nous ne pouvons donc pas parler de "présidence" pour un laïc, mais de "conduite". On peut dire ainsi que les laïcs qui conduisent des funérailles participent, au nom de leur baptême et de leur confirmation au ministère du prêtre, mais n’agissent pas de la même manière.

N’hésitez pas à prendre contact avec votre curé ou le Service de pastorale liturgique et sacramentelle de votre diocèse pour suivre une formation, vous renseigner et peut-être vous aussi rendre ce service d’Eglise du témoignage de l’espérance chrétienne auprès des familles en deuil.

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 JE SUIS DEBOUT AU BORD DE LA PLAGE

 (William Blake - 1757, 1827)

  Je suis debout au bord de la plage.

Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.

Il est la beauté, il est la vie.

Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.

 

Quelqu’un à côté de moi dit : «Il est parti».

Parti vers où, parti de mon regard, c’est tout.

Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.

Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.

 

Et juste au moment où quelqu’un auprès de moi dit : « Il est parti »,

il y en a d’autres qui, le voyant pointer à l’horizon et venir vers eux,

s’exclament avec joie : « Le voilà ».

 

C’est ça la mort.

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