L'Apôtre Pierre, appelé préalablement Simon, naquit dans la bourgade de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Gennésareth. Il était fils de Jonas, de la tribu de Nephtali. Il s'était marié et vivait à Capharnaum, exerçant la modeste profession de pêcheur avec son frère André, qui était disciple de saint Jean le Précurseur.
Au début du ministère public, Jésus, posant son regard sur lui, dit : « Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Cephas » – ce qui signifie Pierre. Ce changement de nom signifiait pour lui la transformation de sa vie et, dès lors, il suivit Jésus qui parcourait la Galilée, annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toutes les maladies, sans toutefois abandonner complètement la pêche.
Le soir du Jeudi Saint, Pierre renia trois fois Jésus avant que le coq ne chantât, comme l’avait prédit le Seigneur quelques heures auparavant. Au matin de la résurrection Pierre, accompagné de Jean, se rendit au tombeau pour constater que celui-ci était vide. . Ce jour-là, semble-t-il, le Seigneur ressuscité apparut à Pierre, seul (cf. Luc 24, 34; 1 Cor. 15, 5).
Après avoir assisté à l'Ascension du Christ, Pierre prit la tête de la communauté, environ 120 personnes. Le jour de la Pentecôte, les Apôtres ayant été remplis du Saint-Esprit, parvinrent à la pleine connaissance du Grand Mystère du Salut, et ils furent dès lors capables de porter témoignage sur le Seigneur devant les peuples, en publiant les merveilles de Dieu en diverses langues. Pierre, comme toujours premier par le zèle, prit alors la parole et annonça aux nombreux Juifs présents que Jésus, cet homme qu'ils avaient mis à mort, était bel et bien ressuscité, et que désormais siégeant à la droite du Père comme Christ et Seigneur, Il avait répandu sur eux le Saint-Esprit. Plus de 3.000 personnes furent baptisées ce jour-là. La communauté grandissait rapidement, mais les apôtres fréquentaient encore le Temple pour l'observance des prières juives. Pierre annonçait à l’assistance, que c'était pour leur salut, à eux Juifs, en premier lieu, que Jésus était ressuscité des morts. Beaucoup de ses auditeurs embrassèrent la foi, et le nombre des fidèles s'éleva à environ 5 000. Mais les gardes du Temple vinrent arrêter les Apôtres et les conduisirent en prison. Ils comparurent le lendemain devant le grand prêtre et le Sanhédrin, et Pierre, rempli de l'Esprit Saint, déclara qu'il avait agi au Nom de Jésus, qu'ils avaient crucifié mais qui était ressuscité, et qu'il « n'y a pas sous le ciel d'autre nom, par lequel nous devions être sauvés. » Constatant leur assurance les juges les relâchèrent en leur défendant d'enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre continua d'annoncer avec audace la Bonne Nouvelle, prenant soin des fidèles et veillant à la bonne organisation de la communauté.
Quand le roi Hérode Agrippa eut fait périr saint Jacques, le frère de Jean (41-44), il fit aussi arrêter Pierre. La nuit précédant le jour où il devait comparaître en jugement, alors qu'il était endormi, enchaîné dans sa prison, un ange du Seigneur apparut, inondant le cachot de lumière. Dès qu'il eut touché Pierre, les chaînes lui tombèrent des mains et sur l'ordre de l'ange, il se vêtit, passa les portes qui s'étaient ouvertes d'elles-mêmes et se tendit dans la maison de la mère de Marc, où une assemblée de fidèles priait. Il descendit alors à Césarée et de là continua ses prédications en Judée et dans des contrées plus lointaines. Dans sa Première Epître, saint Pierre s'adresse aux chrétiens du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie, ce qui fait supposer qu'il s'était rendu dans ces régions pour les évangéliser.
Saint Pierre se rendit ensuite à Antioche, y frayant librement avec les fidèles d'origine païenne; mais quand des frères arrivèrent de Jérusalem, il s'abstint de fréquenter les chrétiens issus de la gentilité. Paul le reprit alors, devant tout le monde, et l'exhorta à vivre en conformité avec l'enseignement de l'Evangile et des décisions prises au concile de Jérusalem (cf. Gal. 2, 14).
Vers 65, il retourna à Rome où il fût arrêté sur ordre de l'empereur Néron, dont il avait converti les deux épouses. Il fût crucifié la tête en bas, à sa demande car, dit-il, le Seigneur ayant été crucifié debout, comme pour regarder vers la terre, il convenait que lui, disciple, regardât vers le ciel où il allait se rendre.
Source Moinillon au quotidien

Dans la tradition du catholicisme romain, il est le premier évêque de Rome et fonde ainsi la primauté pontificale dont l'actuel pape est le 266e successeur. Son personnage a suscité un grand nombre d'œuvres artistiques, en particulier dans l'Occident latin, dans une abondance qui tranche avec le peu de choses que l'on connait du personnage historique.
Source Wikipedia